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Jacques Chirac ou l’art d’aimer

Nous ne changerons jamais…

Depuis la révolution, les Français n’ont de cesse que d’aimer ceux qu’ils ont rejetés et de rejeter ceux qu’ils ont aimés.

L’hommage, l’affection, le sentiment d’attachement donnés à Jacques Chirac en ces jours de deuil national en a été une illustration parfaite.

Critiqué pour sa politique intérieure, vilipendé pour son principe de précaution inscrit dans la Constitution, qualifié de « roi fainéant » par certains, encensé pour sa position lors de la guerre d’Irak par d’autres, il est aujourd’hui dans le cœur de chacun, qui voit partir avec lui une certaine idée de la France.

Une France incarnée par cet homme de prestige et de prestance, une France de convivialité et d’empathie, une France qui a des convictions, une France profonde, bref une France qui aime la France.

Notre histoire est marquée par ces allers-retours d’affection et par cette mélodie de « Je t’aime moi non plus » qui, en sourdine, rythment nos élans nationaux : monarchiques d’abord, révolutionnaires ensuite, constitutionnels enfin.

La Vème République n’est pas en reste.

Du Général de Gaulle à Jacques Chirac, sans oublier Nicolas Sarkozy, pour ne citer qu’eux, tous ont été adulés, rejetés, puis regrettés avec la même ferveur, comme si l’absence, qu’elle soit politique ou physique nous faisait comprendre à quel point nous sommes attachés à ces hommes qui ont eu entre leurs mains le destin de notre pays.

Dans ce dernier hommage, les Français ont témoigné leur profonde affection à celui qui avait si bien su les aimer, depuis les bistrots de Corrèze… jusqu’aux ors de la République.

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